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POURQUOI ET COMMENT LES HUÎTRES FONT-ELLES DES PERLES ? - À la Bonne Huître

Qui n’a jamais espéré trouver une belle perle dans son huître ? Telle une malle au trésor, on ouvre l’huître en espérant y découvrir le fameux joyau. Vous pouvez continuer à guetter cette petite boule de nacre, peut-être qu’un jour, qui sait…

En effet, toutes les huîtres peuvent fabriquer des perles.

COMMENÇONS PAR LE DÉBUT : COMMENT SE FORME UNE PERLE ?

Deux coquilles d'huîtres, l'une avec une vue sur l'intérieur, l'autre sur l'extérieur. Ainsi nous voyons bien les différences entre le nacre et la conchyoline.
A gauche, la nacre. A droite, la conchyoline.

Si vous observez l’intérieur d’une coquille d’huître, vous pouvez y constater un revêtement lisse, blanc satiné, irisé et doux au toucher. Vous allez sûrement vous esclaffer : « mais oui, c’est de la nacre ! » et je vous rétorquerais « bien joué ! ». La nacre est composée de 90% de carbonate de calcium et de 10% de molécules d’eau et d’autres matières organiques. Ce revêtement est sécrété par le manteau de l’huître pour qu’elle loge dans une coquille cosy. Oui, parce que vous avez pu constater que l’extérieur de la coquille d’une huître, c’est tout sauf doux. C’est même plutôt râpeux !

L’huître vit dans l’océan et s’ouvre au gré des marées pour capter sa nourriture : les phytoplanctons. Il peut arriver qu’un objet irritant rentre à l’intérieur de la coquille comme des débris d’un autre coquillage, un morceau de corail, des écailles de poisson, un grain de sable ou tout autre corps étranger. L’huître va alors chercher à protéger sa chair délicate en enrobant ce corps étranger de plusieurs couches de nacre. Et paf ! Ca fait une perle !

COMPOSITION D’UNE PERLE

Une perle est composée de :

  • 90% de carbonates de calcium. Ce dernier cristallise sous deux principales formes : l’aragonite et la calcite. Ces derniers ont eux-mêmes différentes formes de cristallisation, ce qui donne des effets visuels différents. Par exemple, il peut cristalliser sous forme d’aragonite en plaquettes polygonales, c’est ce qui donne cet effet irisé de la nacre. Il peut aussi cristalliser sous forme d‘aragonite en aiguille et donner un effet porcelainé.
  • 4-5% de conchyoline. La conchyoline est le revêtement extérieur de l’huître : cette espèce de corne dure. Dans le cas de la perle, elle permet de souder, tel un mortier, tous les éléments entre eux.
  • 4-5% d’eau
  • des protéines organiques. Elles donnent la couleur des perles (noires, roses, blanches, etc.)

Ces proportions varient d’une espèce d’huître à l’autre. Donc pour obtenir des perles de différentes couleurs, il faut utiliser différentes espèces. Et c’est là qu’on va aborder le sujet de l’élevage d’huîtres perlières !

LA PERLICULTURE

Kochichi Mikimoto, japonais, travaille sur une greffe d'huître afin de réussir à cultiver des perles de manière industrielle.
Kochichi Mikimoto insérant un noyau dans une huître perlière. (1945-1954, Commons Wikimedia)

Vous comprendrez qu’obtenir une perle naturelle est un processus très aléatoire. Et je dirai même plus ! Obtenir une perle naturelle bien ronde, c’est comme gagner au loto ! Des japonais se sont penchés sur le sujet du début du XXème siècle aux années 70. Ils se nomment Tokichi Nishikawa, Tatsuhei Mise et Kochichi Mikimoto. Ils ont réussi à mettre au point une technique de culture de perles qui est utilisée depuis le début du XXIème siècle par l’industrie perlière. Donc aujourd’hui, la majorité des perles sont fabriquées par des perles de culture dans des élevages consacrés à la perliculture.

La perliculture ou nacriculture consiste à fabriquer des perles par un processus artificiel. C’est là que l’homme intervient !

LES ESPÈCES D’HUÎTRES PERLIÈRES

Tout d’abord, l’homme a su sélectionner des espèces d’huîtres qui sont plus propices à la production de perles. On distingue la famille des huîtres Pinctada qui rassemble différentes espèces :

  • Pinctada margaritifera cumingi (utilisée pour les perles de Tahiti)
  • Pinctada maxima (utilisée pour les perles d’Australie)
  • Pinctada fucata martensii (utilisée pour les perles du Japon, Akoya)
  • Pincatada penguin
  • Pinctada mazatlanica
  • Pinctada radiata
  • Pinctada chemnitzi

Les 3 principales espèces utilisées dans la perliculture sont les 3 premières.

PRINCIPE DE LA PERLICULTURE

La technique Mise-Nishikawa consiste à greffer un morceau de manteau d’une huître dans une autre et à introduire dans cette dernière un corps étranger appelé noyau (ou nucleus, dans le jargon perlier). Vous trouvez cela bizarre ? Il y a de quoi. Je vous explique !

LE RÔLE DU NOYAU

Nous avons vu plus haut que c’est l’introduction d’un corps étranger dans l’huître qui provoque la fabrication d’une perle. L’humain va donc reproduire ce phénomène en introduisant lui-même un corps étranger mais pas n’importe lequel.

Le noyau est une petite bille taillée dans la nacre.

Il permet :

  • d’avoir une perle bien ronde
  • de partir d’un diamètre qui est déjà de plusieurs millimètres pour gagner du temps. En effet, il faudrait beaucoup trop d’années à une huître perlière pour produire une perle par pur dépôt de nacre.
Huître bretonne de Paimpol
Le manteau est la partie noire au bord de l’huître.

LA GREFFE DU MANTEAU

Comme dans toute greffe, il y a un donneur et un receveur.

Le donneur

Le donneur est une huître qui fait une belle nacre. On va alors sectionné des morceaux de son manteau (et oui, souvenez-vous, c’est cet organe qui produit la nacre !). On obtient alors des greffons.

Le receveur

L’huître qui va recevoir le greffon est choisie pour sa capacité à résister à l’opération de greffe. Puisqu’on va quand même la charcuter pour insérer le greffon.

L’huître donneuse détermine la qualité de la perle et l’huître receveuse gère la croissance de la perle (taille et vitesse). Par exemple, le greffon d’un manteau d’huître à lèvre dorée greffé dans une huître à nacre blanche donnera une perle dorée.

L’opération de greffe

Cette opération est une vraie opération chirurgicale réalisée à la main. Il n’y a aucune garantie de succès c’est-à-dire que l’huître peut mourir des suites de la greffe. On comprend mieux pourquoi les perles de culture coûtent si chères !

Une fois l’opération réalisée, l’huître receveuse passera un moment en convalescence dans des bassins avant de rejoindre la pleine mer pour cultiver tranquillement pendant un à deux ans leur précieuse perle !


Et voilà comment vous obtenez de beaux colliers de perles !

Si vous voulez aller plus loin, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site de Gemperles. Ils ont un guide sur la perliculture qui est clair et complet. De plus, vous pourrez admirer les jolies couleurs des différentes perles.

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A bientôt !

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